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GREVE EHPAD 30 JANVIER

Plus de 30% de mobilisation pour la grève dans les Ehpad mardi (ministère)

PARIS, 31 janvier 2018 (APMnews) - Le taux de mobilisation a atteint 31,8% lors de la grève de mardi dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), a indiqué mardi soir La direction générale de la cohésion sociale (DGCS) dans un communiqué.

"Dans l'ensemble des Ehpad, tous secteurs confondus, le taux de participation (nombre de grévistes déclarés) de l'ensemble des personnels a été de 10,3 % et le taux de mobilisation (nombre de grévistes déclarés et de personnels assignés) de 31,8%", a annoncé la DGCS.

Le mouvement de grève de mardi a été lancé par sept organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, SUD et Unsa) et soutenu par l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) (cf dépêche du 30/01/2018 à 18:44).

La DGCS précise que "les mesures d'anticipation prises par les directeurs des établissements en lien avec les agences régionales de santé [ARS] et l’engagement des équipes ont permis de maintenir la qualité et la sécurité de la prise en charge des patients et résidents".

Elle rappelle que la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé vendredi "un plan d’accompagnement des Ehpad et des moyens supplémentaires pour les Ehpad en difficulté" (cf dépêche du 26/01/2018 à 18:37).

Il comprend "un ensemble de mesures en faveur des établissements accueillant des personnes âgées en perte d’autonomie axées sur un soutien financier, des aides et conseils pour une meilleure organisation, la qualité de vie au travail des personnels et la qualité de la prise en charge des résidents", souligne la DGCS.

L'annonce de 50 millions € supplémentaires attribués aux ARS pour les Ehpad en difficulté, d'une mission d'accompagnement et de la nomination d'un médiateur (cf dépêche du 30/01/2018 à 16:27) n'avait pas satisfait les syndicats, rappelle-t-on. Ils envisageaient d'ailleurs mardi de nouvelles mobilisations, après leur rencontre avec Aude Muscatelli, la directrice adjointe du cabinet de la ministre.

Un taux de grévistes "excellent" pour FO

Le secrétaire fédéral de la fédération des services publics et de santé FO, Luc Delrue, s'est félicité mercredi du taux de grévistes auprès de Gérontonews, jugeant qu'il était "excellent" et signifiait "une mobilisation réelle". "Un paquet de directeurs s'est aussi mis en grève", a-t-il assuré, sans pouvoir donner de chiffres.

A quelques heures de la réunion de l'intersyndicale prévue en fin d'après-midi mercredi pour décider de la suite du mouvement, Luc Delrue a affirmé l'idée d'une potentielle "reconduction" de la grève, sous réserve que "toutes les organisations soient d'accord, car on maintient le cadre unitaire".

 

 

"Je pense qu'il faut un ultimatum. [Que] si nous ne sommes pas reçus d'ici 10 ou 15 jours [par Emmanuel Macron ou Agnès Buzyn], les organisations [doivent lancer] un préavis de grève dans tous les Ehpad. Le gouvernement ne comprendra que s'il y a un rapport de force, car là j'ai bien compris, ils vont rediscuter Ehpad par Ehpad avec le médiateur…c'est reparti chacun dans son coin", a-t-il fait valoir.

Dans un communiqué diffusé mercredi, FO parle d'une "mobilisation inédite et exceptionnelle" citant notamment 1.000 manifestants à Lyon, 1.500 à Nantes, 1.550 à Angers, 1.200 au Mans, 600 à Rouen, 600 à Montpellier et à Clermont-Ferrand, 550 à Strasbourg ou 250 à Saint-Etienne.Soutien d'Avenir hospitalier

Alors que la majorité des organisations de directeurs et de fédérations d'établissements ont déclaré soutenir le mouvement des salariés (cf dépêche du 30/01/2018 à 13:16), l'intersyndicale de praticiens Avenir Hospitalier a déclaré mardi soir dans un communiqué que son conseil d’administration, réuni mardi, avait "pris la décision d’apporter son plein soutien au mouvement de grève initié par les personnels soignants et de direction des Ehpad pour exiger l’application du plan solidarité grand âge, qui prévoit notamment' un agent par résident' au lieu de 0,6 actuellement".

 

Les Ehpad "sont aujourd’hui -comme les hôpitaux publics- sous-financés au détriment des usagers, de leur famille, et des personnels", poursuit l'organisation. Elle rappelle qu'elle a appelé en janvier, "contre la politique délétère du rafistolage permanent", conjointement avec la CPH (Confédération des praticiens des hôpitaux) "à un Grenelle de l’hospitalisation publique, dans ses composantes sanitaire et médico-sociale" (cf dépêche du 17/01/2018 à 17:11).

mlb-cbe/sl/APMnews

La grève du 30 janvier a fortement mobilisé, ici à Paris - Crédit: Claire Béziau/Gerontonews

Le taux de mobilisation a atteint 31,8% lors de la grève du 30 janvier dans les Ehpad, a indiqué la direction générale de la cohésion sociale (DGCS). Cela constitue un "considérable point d’appui", pour le syndicat FO, qui espère ce 31 janvier trouver un terrain d'entente avec l'ensemble de l'intersyndicale engagée pour poursuivre le "rapport de force" et obtenir satisfaction sur les revendications.

La mobilisation du 30 janvier pour les Ehpad et le domicile a été massive. "Dans l'ensemble des Ehpad, tous secteurs confondus, le taux de participation (nombre de grévistes déclarés) de l'ensemble des personnels a été de 10,3 % et le taux de mobilisation (nombre de grévistes déclarés et de personnels assignés) de 31,8%", a annoncé la DGCS dans un communiqué au soir du mouvement de grève.

Le mouvement a été lancé par sept organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, SUD et Unsa) et soutenu par l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA).

La DGCS précise que "les mesures d'anticipation prises par les directeurs des établissements en lien avec les agences régionales de santé [ARS] et l’engagement des équipes ont permis de maintenir la qualité et la sécurité de la prise en charge des patients et résidents".

Elle rappelle que la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé le 26 janvier "un plan d’accompagnement des Ehpad et des moyens supplémentaires pour les Ehpad en difficulté".

Il comprend "un ensemble de mesures en faveur des établissements accueillant des personnes âgées en perte d’autonomie axées sur un soutien financier, des aides et conseils pour une meilleure organisation, la qualité de vie au travail des personnels et la qualité de la prise en charge des résidents", souligne la DGCS.

Mais l'annonce de 50 millions € supplémentaires attribués aux ARS pour les Ehpad en difficulté, d'une mission d'accompagnement et de la nomination d'un médiateur n'a pas satisfait les syndicats. Ils envisageaient dès le 30 janvier de nouvelles mobilisations, après leur rencontre avec Aude Muscatelli, la directrice adjointe du cabinet de la ministre.

Vers un "ultimatum"

Joint le 31 janvier dans la matinée par Gerontonews, Luc Delrue, secrétaire fédéral FO, s'est félicité du taux de grévistes, jugeant qu'il était "excellent" et signifiait "une mobilisation réelle". "Un paquet de directeurs s'est aussi mis en grève", a-t-il assuré, sans être en mesure de donner de chiffres.

A quelques heures de la réunion de l'intersyndicale prévue en fin d'après-midi ce 31 janvier pour décider de la suite du mouvement, Luc Delrue a émis l'idée d'une potentielle "reconduction" de la grève, sous réserve que "toutes les organisations soient d'accord, car on maintient le cadre unitaire".

"Je pense qu'il faut un ultimatum. [Que] si nous ne sommes pas reçus d'ici 10 ou 15 jours [par Emmanuel Macron ou Agnès Buzyn], les organisations [doivent lancer] un préavis de grève dans tous les Ehpad. Le gouvernement ne comprendra que s'il y a un rapport de force, car là, si j'ai bien compris, ils vont rediscuter Ehpad par Ehpad avec le médiateur... C'est reparti chacun dans son coin", a-t-il fait valoir.

Si l'option d'une nouvelle mobilisation était actée par l'intersyndicale, "c'est à nous d'organiser encore mieux la perspective d'une nouvelle mobilisation, encore plus puissante, avec des soutiens plus importants et plus nets", a-t-il insisté.

Dans un communiqué diffusé le 31 janvier, FO évoque une "mobilisation inédite et exceptionnelle", affirmant notamment qu'il y avait 1.000 manifestants à Lyon, 1.500 à Nantes, 1.550 à Angers, 1.200 au Mans, 600 à Rouen, 600 à Montpellier et à Clermont-Ferrand, 550 à Strasbourg ou encore 250 à Saint-Etienne.

Dans un autre communiqué publié le même jour, la CGT se réjouit aussi d'une "mobilisation exceptionnelle" et annonce que "cette journée n’est qu’une étape dans le mouvement".

cbe/mlb/sl/eh

Claire Beziau

Journaliste

claire.beziau@gerontonews.com

 

 

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